Je me suis investi, je n'ai rien reçu" : le piège des couples qui divorcent
Ce cours explore la nature profonde de l'amour dans le couple, à partir du verset "vayou lebassar e'had", dont la guématria du mot "e'had" (13, identique à celle de "ahava", l'amour) révèle que le mariage vise une union parfaite et sincère capable de faire résider la Chekhina dans le foyer, une idée illustrée par la parabole émouvante de deux amis prêts chacun à mourir à la place de l'autre, où aimer se définit précisément comme la capacité à se mettre à la place de l'autre. Le cours s'appuie ensuite sur Rav Dessler pour distinguer deux formes d'amour radicalement différentes : l'amour égoïste, comparé à l'amour du poisson qu'on abandonne dès qu'il ne plaît plus, et le véritable amour, qui grandit uniquement à mesure de l'investissement consenti pour l'autre, illustré par l'image très concrète d'un mari rentrant tard, épuisé, et choisissant malgré tout de ranger toute la maison en silence pour offrir à sa femme une vraie preuve d'attention. Le cours se conclut sur un paradoxe fréquent en consultation conjugale, celui de deux conjoints convaincus chacun de s'être pleinement investi sans rien recevoir en retour, révélant que le véritable défi n'est pas l'investissement lui-même mais la capacité à comprendre précisément l'attente réelle de l'autre, un thème qui annonce la question suivante, essentielle, du choix du bon partenaire.
