Hochana Rabba, pas Kippour : le jour du pardon "unique"
Ce cours part d'un Midrach Rabba méconnu : Hachem dirait à Avraham, "je suis Yakhid (unique), tu es Yakhid, je te donnerai un jour unique qui pardonnera toutes tes fautes", un jour qui n'est pas Kippour mais Hochana Rabba. Le cours explique cette distinction fondamentale à travers la notion kabbalistique de Malkhout, la seule des dix sefirot dont l'existence dépend entièrement de l'homme, symbolisée par le Léviathan dont la peau servira, à l'ère messianique, à la construction d'une soucca céleste : de même qu'un roi sans sujet n'est pas véritablement roi, la royauté divine n'existe que parce que l'homme a la liberté de L'honorer ou non.
Le cours développe une distinction saisissante entre les deux jours : Kippour offre un pardon universel et général, régi par des règles collectives, tandis que Hochana Rabba offre un pardon absolument singulier, individuel, comparé à sauver un homme du fond d'un puits sans se soucier de ses mérites, une notion liée au "chant" personnel de chacun, cette manière unique de recevoir et transmettre la Torah que seule l'écoute des autres peut véritablement révéler.
Le cours conclut sur le Midrash des nations incapables de construire une soucca, un acte "kal" (léger) où il ne s'agit pas de faire mais simplement d'être avec Hachem, une expérience impossible pour des peuples dont la métaphysique cherche soit à humaniser Dieu, soit à rejeter le monde matériel, révélant que Hochana Rabba, jour du jugement final "pitka rava", est le moment où chacun révèle sa part de bien et voit toutes ses fautes véritablement effacées.
