Le Gaon de Vilna : "Rectifier un défaut est plus dur qu'étudier toute la Torah"
Ce cours explore la profondeur de Yom Kippour, journée dont l'essence même, "itsoumo chel Yom HaKippourim", possède selon certains décisionnaires un pouvoir d'expiation propre, même pour celui qui resterait totalement inactif, un potentiel remontant au pardon accordé à Moché après quarante jours de supplication suite à la faute du Veau d'Or.
Le cours illustre le véritable enjeu du jour par une parabole savoureuse : des enfants offrent à leur mamie une machine à laver dernier cri, qui tourne pourtant à vide et ressort le linge aussi sale qu'avant, faute d'avoir simplement ouvert le robinet d'eau, une image directe des vingt-cinq heures de Kippour qui risquent de rester tout aussi stériles si l'on ne prend pas de véritables résolutions, illustrée par le Gaon de Vilna lui-même, pour qui rectifier un seul défaut de caractère est plus difficile que maîtriser toute la Torah. Le cours rappelle une distinction essentielle du Choul'han Aroukh : Kippour n'efface que les fautes envers Hachem, jamais celles envers autrui, qui exigent la démarche personnelle et souvent difficile de dire "me'hila".
Le cours détaille enfin les trois étapes fondamentales de la téchouva selon nos Sages, le vidouï (confession verbale, prononcée au pluriel en raison de la responsabilité collective d'Israël), la 'harata (le regret sincère), et l'azivat ha'het (la résolution ferme de ne plus refaire), cette dernière étape étant présentée comme la plus exigeante et la plus révélatrice d'une téchouva véritablement accomplie.
