Ne pas pleurer à Kippour : le signe le plus inquiétant
Pleurer à Yom Kippour n'est ni un artifice ni une performance : ce cours explique pourquoi l'absence totale de larmes ce jour-là est considérée comme un signe particulièrement préoccupant pour l'âme. Les vraies larmes ne se forcent pas, elles jaillissent d'une prise de conscience profonde, celle de l'écart entre ce que l'on est réellement et ce que l'on est appelé à devenir, un écart qui peut surgir aussi bien dans la joie que dans l'épreuve.
Le cours explore la dualité fondamentale de l'être humain, créé écartelé entre le bien et le mal, entre ce monde et le monde futur, une tension que la routine et l'oubli du quotidien finissent souvent par enfouir sous des couches de banalité. Les larmes sont ici décrites comme le "sang de l'âme", une pureté intérieure trop profonde pour se dire par des mots, et leur absence peut signifier qu'on a fait le deuil, sans même s'en rendre compte, de sa propre flamme sacrée.
Le véritable travail de Kippour, conclut ce cours, consiste précisément à rallumer cette flamme et à renouer avec la part la plus sublime de soi-même. Un cours court mais intense, à méditer à l'approche du Jour du Grand Pardon.
