Nitsavim - Pourquoi Hachem ne demande jamais l'impossible
"Ki karov eleikha hadavar méod", cette mitsva n'est ni dans les cieux ni au-delà des mers, elle est très proche de toi : ce verset de Nitsavim, identifié selon les commentateurs à la téchouva ou à l'étude de la Torah (Rachi et le Ramban divergent sur ce point), est au cœur de ce cours. Mais "facile" ne signifie pas "sans effort" : ce cours montre que le mot désigne en réalité ce qui est "à portée de main", réalisable par nos propres moyens, par opposition à une tâche véritablement impossible.
Un midrach puissant, basé sur le prophète Mikha, illustre cette idée : Hachem a choisi de demander des sacrifices d'animaux domestiques, taureau ou brebis, faciles à se procurer, plutôt que des animaux sauvages comme la gazelle ou le cerf, précisément pour que la mitsva reste accessible. Le cours développe alors une idée essentielle sur la valeur de l'effort lui-même : à travers l'image saisissante d'un bébé qui aurait appris toute la Torah dans le ventre de sa mère sans pour autant être considéré comme un talmid hakham, faute d'avoir fourni le moindre travail, le cours montre que c'est l'investissement personnel, et non le simple savoir acquis, qui crée un véritable attachement à la Torah et à Hachem.
Un cours qui invite à voir dans chaque effort spirituel non un obstacle, mais la source même du lien avec le Divin.
