Pourquoi la joie matérielle s'épuise, et la Torah non
Ce cours interroge la nature réelle du bonheur, en partant du constat qu'Aristote et bien d'autres philosophes en ont fait le but suprême de l'existence humaine sans jamais réellement en fixer une définition stable, pour proposer une lecture juive de la question : les Sages relient la simha, la joie authentique, au fait de recevoir, un mécanisme observable dès la petite enfance, tout en soulignant que la jouissance procurée par les biens matériels s'épuise rapidement avec l'habitude, ne procurant plus jamais la même intensité de plaisir. Le cours identifie la véritable source de joie durable dans la Torah elle-même, seule capable de remplir la néchama en profondeur et d'apporter une chélémoute, une plénitude réelle, un principe illustré par la Michna qui désigne Tou Beav et Yom Kippour comme les deux jours les plus joyeux du calendrier juif, tous deux liés précisément à cette notion de complétude : Tou Beav à travers le mariage, chemin vers l'accomplissement personnel, et Yom Kippour à travers la téchouva, qui lève les obstacles séparant l'homme de Hachem et génère, par ce rapprochement, une joie infiniment plus profonde que celle procurée par n'importe quel bien matériel.
