Ce n'est pas la bénédiction qui manquait, c'est la Kavana
Ce cours part d'une affirmation troublante de la Guemara de Nedarim, qui attribue la destruction du Bet HaMikdach au fait de ne pas avoir correctement récité la birkat haTorah, une explication qui semble entrer en contradiction avec le traité Yoma, lequel attribue plutôt la destruction du premier Temple au meurtre et à l'adultère, et celle du second à la haine gratuite, sans jamais mentionner cette bénédiction.
Le Maharal résout cette tension en révélant que les Sages récitaient bel et bien la birkat haTorah, mais sans la kavana ni la conscience profonde requises, plaçant inconsciemment la Torah sur le même plan que des bienfaits purement matériels, une absence de reconnaissance de sa valeur véritablement suprême qui a ouvert la porte, en aval, aux fautes graves elles-mêmes responsables de la destruction.
Le cours conclut que reconnaître pleinement la Torah comme le bienfait absolu accordé par Hachem, infiniment supérieur à tout autre, et accompagner sa bénédiction d'une compréhension véritable de cette valeur, constitue la condition essentielle pour restaurer la protection divine et ouvrir, à l'inverse, la voie de la bénédiction et de la délivrance.
