Les médias, Datan et Aviram, même combat !
Paracha Ekev : Les médias, Datan et Aviram, même combat !
Par Yossef Aflalo
Dans la paracha de Ekev, Moché Rabbénou nous prévient du sort qui attend les mécréants qui se sont révoltés contre Dieu et contre Son peuple. Cela a commencé déjà en Egypte avec les dix plaies puis a continué avec la chute de Par'o et le sort réservé à Datan et Aviram, lorsque la terre s'est ouverte et les a engloutis, eux et leurs habitations.
Il nous faut comprendre ici pourquoi la Torah rapporte en priorité ce qui est arrivé à Datan et Aviram, qui n'ont été en réalité que les associés de Kora'h. Leur faute n'est que la conséquence d'une adhésion à la révolte de Kora'h. Mais, en tout état de cause, le véritable incitateur, le fomenteur de troubles, est Kora'h. Pourtant, la Torah ne va pas s'attarder sur le devenir de Kora'h, mais plutôt sur celui de Datan et Aviram.
Le Sabba de Kélem souligne un point intéressant: on peut comprendre l'attitude de Kora'h, qui était motivé par des intérêts personnels [lorsqu'Elitsafane est nommé à sa place, Kora'h comprend qu'il a perdu la Kéhouna. Et, comme le disent les 'Hakhamim dans Pirké Avot "hakina véhataava véhakavod motsiine eth haadam min ha'olam (la jalousie, les plaisirs et les honneurs font sortir l'homme de ce monde)]. Mais, concernant Datane et Aviram, cela est troublant: qu'avaient-ils à gagner à s'associer à Kora'h, en s'engageant à ses côtés ? Rien. Absolument rien! Cette confrontation avec Moché Rabbénou ne les concerne pas.
Nous vivons nous aussi une époque où il existe des individus semblables à Kora'h, par exemple les hommes politiques. On peut comprendre leur désir d'être populaires, de faire la une des journaux ; et donc d'utiliser tous les moyens nécessaires (y compris attiser la haine) pour parvenir à leur fin. Par contre, ce qui est plus surprenant, c'est l'attitude de la plupart des médias, de certains journalistes qui, au lieu de relater l'information, vont plutôt utiliser l'arme de la calomnie, du dénigrement, du mépris, en utilisant un style de langage toujours prêt à combattre les valeurs de la vérité, de la kedousha. Mais pourquoi donc se délectent-ils autant de cette désinformation ? Qu'ont-il à y gagner ? Rien, bien sûr!
Pour comprendre cet état de fait, la Guemara Ta'anit rapporte la parabole suivante: A la fin des temps, tous les animaux vont se réunir, et aller trouver le serpent pour lui dire: "Le lion piétine sa proie et la mange, le loup met en pièce sa proie et la mange également, mais toi -serpent- tu piques tes victimes sans en tirer le moindre profit ; tu tues sans aucune raison!". Et le serpent leur répond: "Mais pourquoi venez-vous me trouver ? Adressez-vous à ceux qui disent du lachone hara' (de la médisance), ceux qui se réjouissent et qui se targuent de la chute des autres, toujours prêts et disposés à propager les derniers ragots récemment entendus, sans en tirer le moindre profit!".
La révolte contre les valeurs de Dieu et la kedousha a mené directement Kora'h (et tout ceux qui y ont pris part) au Guéhinam.
Les médias, les journalistes et tous les pourfendeurs de lachone hara' feraient bien d'en tirer des leçons, et de comprendre que, comme Datan et Aviram, les mécréants finissent toujours au Guéhinam, et n'ont rien à gagner.
