Béréchit : la naissance de la division
Le cours s'ouvre sur une énigme de la Paracha Béréchit : chaque jour de la Création se conclut par « Vayar Elokim ki tov », à l'exception du deuxième jour, celui où les eaux supérieures furent séparées des eaux inférieures. Selon nos Sages, c'est ce jour-là que naquit la Ma'hloket, la controverse, car le deux, Chéni, lié au mot Chinouï, marque le début de toute division. Pourtant, concernant l'homme, la Torah affirme l'inverse : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul », et c'est précisément par la séparation entre l'homme et la femme qu'il trouve son accomplissement.
Le cours dévoile ensuite une seconde question : que peut ajouter le « Tov Méod » final au « Tov » absolu prononcé par Hachem ? Et comment le deuxième jour, privé de Tov, peut-il y être inclus ? La réponse se lit dans les lettres mêmes : Méod s'écrit comme Adam. C'est l'homme qui fait passer la Création du bien au très bien.
Le cours révèle ainsi que depuis le Tsimtsoum, le monde ne cesse de se fragmenter, de l'arbre qui sépare ses fruits de ses branches à la querelle de la lune et du soleil, jusqu'aux divisions politiques, religieuses et familiales de notre époque. Chaque créature est bonne, mais aucune n'est reliée aux autres.
Le cours conduit enfin à son enseignement central : l'homme seul peut devenir le trait d'union du monde. À travers le couple, il apprend que les contraires peuvent s'unir et que toutes les nuances de la Création émanent d'une source unique. Réconcilier le monde, telle est peut-être sa mission sur Terre, et le chemin vers la Guéoula.
