Nitsavim - Tes tentations viennent de ton âme, pas de ton corps !
Ce cours part de la fascination universelle pour l'eau pour explorer un verset central de Parachat Nitsavim, "lo bachamaïm hi... vélo méever layam hi", qui n'est ni au ciel ni au-delà de la mer, une mitsva dont l'identité divise les Richonim entre Torah et téchouva, le Midrach Rabba réconciliant les deux lectures : l'allusion au ciel renvoie à l'absence d'un nouveau Moché pour transmettre la Torah, celle à la mer à l'absence d'un nouveau Yona pour enseigner la téchouva. Le cours résout un paradoxe fascinant soulevé par Rav 'Haïm Vital et le Maharal : pourquoi l'eau symbolise-t-elle à la fois les tentations les plus basses et la pureté du mikvé ?
La réponse tient dans la capacité unique de l'eau à épouser toute forme rencontrée, restant spirituelle en elle-même mais devenant matérielle au contact de la matière, révélant ainsi que les tentations humaines proviennent en réalité de la même source spirituelle que les mitsvot, l'eau constituant 70% du corps humain.
Le cours s'appuie sur Rabbi Tsadok HaKohen de Lublin pour affirmer qu'un désir intense, même physique, révèle paradoxalement une profonde émouna, et interprète l'épisode de Yona avalé par le poisson comme une immersion totale dans l'eau spirituelle, déconnectée de toute matérialité, qui lui révèle que l'enjeu de l'existence n'est pas de laisser l'eau intérieure se plier à la matière, mais de transformer sa propre matérialité en spiritualité, un choix qui définit, selon ce cours, l'essence même de la téchouva.
