Berechit - pourquoi l'amour descend plus qu'il ne remonte ?
Comment utiliser au mieux sa richesse : la conserver en prévision de sa vieillesse, en espérant que ses enfants prendront soin de leurs parents, ou l'investir directement dans l'avenir spirituel de sa fille en la mariant à un érudit de la Torah ? Le Shla HaKadoch, il y a environ trois siècles, tranche sans détour en faveur de la seconde option, prévenant qu'on ne peut jamais tenir pour acquis que des enfants s'occuperont naturellement de leurs parents, même conscients que leur propre réussite leur vient d'eux. Ce cours explore la justification troublante que donne le Shla HaKadoch à ce constat : puisque toute l'humanité descend d'Adam HaRichon, et que celui-ci, n'ayant jamais eu de père physique, n'a jamais pu développer d'amour filial mais seulement un amour paternel envers ses propres enfants, cette même asymétrie s'est transmise génétiquement à toute sa descendance. L'amour humain coulerait ainsi naturellement vers le bas, des parents vers les enfants, bien plus que des enfants vers les parents — expliquant pourquoi compter sur la gratitude future de sa progéniture reste un pari incertain. Une leçon qui éclaire, à travers le prisme des origines de la Création, les dynamiques souvent complexes des relations intergénérationnelles.
