Plus je m'approche de Dieu, plus je m'en éloigne : le paradoxe d'Anokhi
Ce cours, prononcé la nuit de Chemini Atséret dédiée traditionnellement à l'étude de la soucca, propose une lecture originale des Dix Commandements comme cinq niveaux progressifs de ce que signifie réellement étudier la Torah.
Le cours part du niveau le plus accessible, celui du travail psychologique et éthique sur soi, symbolisé par "kabed" (honorer ses parents) et "lo ta'hmod" (ne pas convoiter), montrant comment l'étude de la Guemara, du moussar et de la halakha permet de se recentrer véritablement plutôt que de projeter sa Torah sur des blessures narcissiques non résolues. Il s'élève ensuite vers la dimension du témoignage, liée au Chabbat, où chaque véritable "pchat" de Torah devient une révélation universelle et non une simple opinion subjective, avant d'aborder un niveau plus exigeant encore, celui du rapport à l'autre à travers l'interdit du kidnapping, compris comme toute forme d'instrumentalisation de la liberté d'autrui, y compris au sein du couple.
Le cours développe enfin les deux niveaux les plus élevés : la fidélité à sa vocation spirituelle propre, qui exige un investissement extrême dans l'étude pour révéler le "pourquoi" de sa création, et finalement "Anokhi HaChem", le face-à-face ultime avec le Divin, où le paradoxe veut que plus l'on comprenne la transcendance infinie d'Hachem, plus l'on s'en rapproche véritablement, cette proximité rendant l'homme capable de dépasser même le niveau des anges.
