Yona et la tempête : pourquoi lui seul était visé
Ce cours explore le sens caché de la Néïla, cinquième et dernière prière de Yom Kippour, dont le nom, littéralement "clôturer" mais aussi "verrouiller", suggère selon la Hassidout un isolement total entre le peuple juif et Hachem, comparé à celui du marié et de la mariée dans le 'heder yihoud : nations, animaux, végétaux, tout le reste de la création disparaît pour laisser place à un moment de décision exclusif, où le peuple juif prend l'engagement qui déterminera les décrets du monde entier pour l'année à venir.
Le cours s'appuie sur la Haftara de Yona, lue précisément l'après-midi de Kippour en préambule à la Néïla, pour illustrer cette idée : le prophète, fuyant sa mission vers Ninive par bateau, provoque une tempête qui ne touche que son propre navire, révélant au capitaine, après enquête, que sa présence en est la cause directe. Le cours interprète ce récit comme un enseignement universel et non purement communautaire : le sort de l'humanité entière dépend, en réalité, du comportement du peuple juif, une responsabilité que même l'antisémitisme reflèterait, selon cette lecture, à travers un inconscient collectif conscient de ce rôle central.
Le cours conclut que Yom Kippour n'est donc pas seulement une fête de pardon vécue au niveau individuel, mais un véritable contrat signé devant l'humanité tout entière, engageant la responsabilité collective du peuple juif dans la marche du monde.
