Hochana Rabba : voir dans quel monde on vit
Ce cours, prononcé la nuit de Hochana Rabba, part d'un enseignement talmudique sur les 100 berakhot quotidiennes, dérivé d'une lecture midrachique du verset "ma Hachem Elokékha choél mé'imakh" ("mé" lu comme "méa", cent), pour explorer en profondeur le concept de yira, la crainte, comprise ici non comme la peur mais comme la capacité de "voir", de visualiser en permanence l'intervention divine dans son existence : chaque bénédiction devient ainsi une rencontre directe avec Hachem, recevant littéralement de Sa main.
Le cours développe ensuite une distinction fondamentale entre la vision de Roch Hachana et Kippour, centrée sur la crainte du jugement et une séparation temporaire entre ce monde et le monde futur, et celle de Souccot, fête unique et jamais imitée par aucune autre religion parce qu'elle proclame quelque chose d'inimitable : "vécha'hanti betokham", Hachem réside ici-bas, dans le corps et non séparément de l'âme, réalisant l'idéal d'Adam HaRichon et du Beth HaMikdach.
Le cours illustre ce parcours à travers le livre de Yona lu à Kippour, qui enseigne que nul n'échappe à la volonté divine, et à travers Yaakov, qui envoie Essav vers Séïr, symbole de l'expiation seule, tandis que lui-même se dirige vers Souccot, dépassant la simple téchouva pour atteindre la proximité véritable et permanente avec Hachem, celle-là même que les 100 berakhot quotidiennes doivent progressivement nous apprendre à ne plus jamais ignorer.
