Paracha Ki Tavo - Amalek et Bikourim : le lien caché entre deux parachiot
Ce cours part du principe de "smikhout haparachiyot" pour explorer le lien entre la fin de Parachat Ki Tétsé, consacrée à Amalek, et l'ouverture de Ki Tavo, consacrée à la mitsva des bikourim. S'appuyant sur le Sfat Emet, le cours révèle qu'Amalek incarne le "mikré", le hasard, tandis que les bikourim, appelés "réchit", rejoignent la même racine que "Béréchit", Israël et la Torah elle-même, tous trois désignés comme "réchit" parce qu'ils incarnent le principe premier de la jonction entre le spirituel et le matériel, irréductible aux lois ordinaires de l'histoire ou de la science.
Le cours développe ensuite la notion de "brit" (alliance), née d'un acte de "briah" (création), pour expliquer que les malédictions lues avant Roch Hachana et Chavouot ne représentent pas une intervention punitive active d'Hachem, mais simplement le retrait de Sa hachga'ha providentielle, livrant alors le peuple juif aux lois naturelles de l'histoire, comme ce fut le cas pour les royaumes d'Israël et de Yehouda.
Le cours interroge enfin le sens véritable de "servir Hachem bessimha", montrant qu'il ne s'agit pas d'une simple gaieté extérieure mais d'une véritable "mahchava", une conscience permanente qui détache progressivement des futilités du monde, illustrée par l'histoire tragique de familles juives américaines des années 1920 dont les enfants abandonnèrent le Chabbat, précisément parce que leurs parents l'observaient en se plaignant amèrement des pertes financières qu'il engendrait.
