Nitsavim - Vayelekh - Tes mitsvot dirigent-elles vraiment le monde ?
"Vehistarti panaï méhem", je cacherai Ma face : ce verset désigne l'esther panim, le retrait divin qui entraîne un manque de bénédictions et laisse le champ libre aux forces négatives. À l'opposé, l'époque du roi Chlomo et la construction du Beth HaMikdash illustrent ce que signifie "Hachem éclaire de Sa face", "meïr panav". Mais ce cours va plus loin qu'une simple opposition entre présence et absence divines : il révèle pourquoi la création du monde en dix paroles plutôt qu'en une seule constitue une pédagogie voulue par Hachem, pour permettre à l'homme de saisir, au moins partiellement, Sa conduite du monde.
Le cours développe une idée centrale et vertigineuse : la Torah et les mitsvot fonctionnent comme le véritable mode d'emploi de la réalité, et les actions du peuple juif ont un impact matériel concret sur la marche du monde. Hachem Se cache ainsi derrière le libre arbitre humain, Se subordonnant en quelque sorte aux règles qu'Il a Lui-même établies, pour faire de l'homme un véritable acteur de l'histoire.
Le cours se poursuit avec des halakhot pratiques sur l'interdit de colorer, fruits, serviettes en papier, boissons colorées, entre usages séfarades et achkénazes, avant de se conclure sur une anecdote marquante de l'Ibn Ezra, qui invite à mesurer par l'imagination la valeur des bienfaits les plus élémentaires, comme la vue, pour cultiver une gratitude véritable envers Hachem.
