Pourquoi les devoirs du cœur passent-ils avant les actes ?
L'intellect, la Torah écrite et la Torah orale convergent : l'homme a l'obligation de travailler ses devoirs du cœur. Mais Rabbénou Be'hayé va plus loin. Même une mitsva physique commence intérieurement. Avant de manger la matsa, de mettre les Tefillin ou d'entrer dans la soucca, l'homme doit comprendre ce qu'il accomplit, le désirer et orienter son cœur. C'est pourquoi la préparation et la kavana occupent une place si importante. Le cœur précède l'acte parce qu'il lui donne sa direction. Sans intériorité, le geste risque de devenir mécanique ; avec une réflexion préalable, la mitsva devient un acte conscient de rapprochement avec Hachem.
