Le Chéma comme première graine, à l'image de Roch Hachana
Ce cours s'appuie sur une distinction fondamentale du Ramh'al dans le service spirituel, entre le "binyan", la construction active de soi, et la "tsmi'ha", la croissance organique qui nécessite au préalable une racine plantée, pour éclairer d'un jour nouveau la dynamique de Roch Hachana et Yom Kippour : Roch Hachana est présenté ici non comme un moment centré sur la téchouva mais comme une véritable "zri'a", une plantation d'un germe de renouveau à travers l'acceptation de la royauté divine, le kabalat ol malkhout chamayim, tandis que Yom Kippour constitue le temps du bilan sincère, de la reconnaissance réelle de la gravité de ses fautes et de la réparation, permettant enfin de véritablement construire l'année à venir. Le cours transpose ce même schéma à l'éducation d'un enfant, montrant que, tout comme Roch Hachana initie le cycle spirituel par une plantation, il faut ensemencer très tôt, dès les premiers mots de l'enfant, le germe de la Torah et des mitsvot, à commencer par le Chéma Israël transmis par le père, avant que ne puisse s'opérer, avec le temps, la construction patiente de sa véritable identité juive. Un cours qui relie avec finesse le cycle spirituel annuel et le développement spirituel de l'enfant, tous deux fondés sur ce même équilibre entre semence et édification.
