Rabbi Eliahou Lopian regrettait d'avoir un jour puni ses enfants
Ce cours revisite en profondeur la notion de "maké", frapper, telle qu'elle apparaît dans les textes de la Torah, en s'appuyant d'abord sur Rabbi Eliahou Lopian, grand maître du début du XXe siècle, connu pour prôner la "derekh tova", la voie de la bonté, et qui exprimait lui-même un regret sincère pour avoir, même rarement, eu recours à un châtiment corporel envers ses propres enfants. Le cours révèle ensuite une lecture midrachique inattendue du mot "maké" : loin de désigner uniquement une punition physique, il désignerait en réalité une force qui provoque la croissance et fait éclore un potentiel encore latent, à l'image d'une plante qui a besoin d'être stimulée pour se développer pleinement. La Guemara elle-même, qui discute des limites d'âge, jusqu'à 16 ou 24 ans, au-delà desquelles frapper un enfant risquerait de provoquer sa révolte contre l'autorité parentale, est ici relue à l'aune d'un principe essentiel rappelé en conclusion : les générations évoluent, les enfants d'aujourd'hui se montrant bien plus sensibles à des stimuli autrefois jugés mineurs, ce qui invite à repenser en profondeur, et avec beaucoup de prudence, l'application concrète de ces anciennes limites.
