Pourquoi la bérakha du Choffar est "écouter" et non "sonner"

Ce cours pratique explore une discussion halakhique fine autour de la bénédiction du choffar : faut-il dire "al tekiat choffar" (sur le fait de sonner) ou "lichmoa bekol choffar" (sur le fait d'entendre le son) ? Le Choul'han Aroukh tranche pour la seconde formulation, une différence que le cours explique à travers deux lectures possibles du sens même de la mitsva. La première y voit un acte de proclamation royale, comparable aux trompettes annonçant l'arrivée d'un souverain, l'acte de sonner exprimant l'acceptation de la royauté divine. La seconde, retenue par la halakha, y voit avant tout un signal d'alarme comparable à une sirène, destiné à réveiller la personne de sa torpeur spirituelle : c'est l'écoute, et non l'acte de sonner en lui-même, qui produit cet effet réveilleur, conformément à l'enseignement du Rambam sur les allusions cachées dans le choffar. Le cours relie cette mitsva aux trois bénédictions centrales du Moussaf de Roch Hachana, Malkhouyot, Zikhronot et Chofrot, montrant comment l'acceptation de la royauté divine, entremêlée au son du choffar, doit précisément conduire à la téchouva, certaines communautés associant même chaque son spécifique du choffar à un péché particulier sur lequel se repentir. Le cours conclut sur l'image d'Avinou Malkénou, notre Père et notre Roi, rappelant que ce rapprochement du fils envers son Père garantit une inscription favorable dans le livre de la vie, parfois valable pour de nombreuses années à venir.
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