De invités à enfants de la maison : le sens de Chemini Atséret

Ce cours explore le sens profond de Chemini Atséret, ce huitième jour ajouté à Souccot dont le nom même, dérivé de "la'hatsor" (arrêter), traduit un désir divin explicite de prolonger encore un peu la présence du peuple juif, "kaché alay pridatkhem" (il M'est difficile de me séparer de vous), formule tirée du Midrash. Le cours répond à la question naturelle que cela soulève, à quoi bon retarder une séparation inévitable, en s'appuyant sur une parabole d'hospitalité : de même qu'un hôte offre d'abord un festin somptueux à un invité mal à l'aise avant de le traiter, une fois familiarisé, comme un simple membre de la famille se contentant de céréales, Hachem multiplie d'abord les korbanot et les mitsvot de Souccot pour habituer le peuple à Sa proximité sacrée, avant de ne demander, le dernier jour, qu'un seul sacrifice, signe que le peuple est enfin devenu "bné bayit", membre à part entière de la maison divine. Le cours explique l'absence surprenante de mitsva spécifique à Chemini Atséret, jour de joie pure ("akh sameakh") sans artifice extérieur pour la susciter, contrairement aux fêtes précédentes, et développe le rôle central de Simhat Torah : danser avec la Torah devient le moyen concret de répondre à l'inquiétude d'Hachem, en Lui promettant de ramener à la maison, tout au long de l'année, l'intimité spirituelle vécue dans la soukka. Le cours conclut en citant le Zohar HaKadoch, qui affirme que ce jour de "yihoud" exclusif avec Hachem garantit l'exaucement de toute prière sincère, faisant de Chemini Atséret un jour à ne surtout pas laisser passer.
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