Kippour n'est pas triste : pourquoi c'est le jour le plus joyeux de l'année
Ce cours renverse une idée reçue solidement ancrée, en particulier dans le monde francophone, selon laquelle Yom Kippour serait un jour terriblement angoissant, à travers une anecdote personnelle où un rav réprimande le narrateur, à 18 ans, pour avoir souri au lendemain de Kippour.
Le cours défend au contraire l'idée que Kippour est le jour le plus beau et le plus joyeux de l'année, en s'appuyant sur Rabbénou Yona, qui explique que l'obligation de bien manger la veille de Kippour n'a rien à voir avec l'idée de rendre le jeûne plus douloureux, mais vise au contraire à donner la force de jeûner dignement, et surtout à avancer le repas festif normalement associé à un Chabbat Chabbaton, ce jour étant si grand qu'il mérite un véritable festin.
Le cours s'appuie ensuite sur la célèbre parabole du Pirké Rabbi Eliezer, où un roi, loin de se mettre en colère en découvrant des ordures déposées dans sa propre cour par ses sujets révoltés, se réjouit au contraire que leurs maisons soient désormais propres, une image saisissante de la joie d'Hachem à "se salir" symboliquement pour purifier Son peuple. Le cours conclut, à travers une anecdote savoureuse sur le mot "Kippour" en verlan, et une citation du Seder HaYom encourageant à se réjouir dès la sortie de Kippour en faisant confiance à la miséricorde divine, que l'essence véritable de ce jour est la kapara, le pardon, et que réduire Kippour au seul verdict final en occulte toute la grandeur, un jour qui concerne aussi bien les tsadikim que les rechaïm, et non uniquement ceux dont le sort reste incertain.
