Nitsavim - Le Chabbat pardonne-t-il même les 10 Commandements ?

Le verset de Parachat Nitsavim-Vayélekh, "קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר מְאֹד בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ לַעֲשֹׂתוֹ" (la chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l'accomplir), est habituellement compris comme se rapportant à la Torah dans son ensemble. Le Bné Yissaskhar propose une lecture plus précise : "davar" y désignerait spécifiquement le Chabbat, un lien confirmé par plusieurs passages du prophète Yéchayahou et par la formule même du Kiddouch. Le cours met en lumière un Midrash saisissant : le respect véritable du Chabbat peut entraîner le pardon, même pour la transgression des Dix Commandements. Le Chabbat y est présenté comme un compagnon fidèle du peuple d'Israël, une alliance toutefois conditionnée par le respect que ce dernier lui accorde en retour. S'appuyant sur la Guemara et le Choul'han Aroukh, le cours souligne enfin que l'observance du Chabbat ne se limite pas à l'action : elle doit englober également la pensée et la parole, "bèfikha ouvilvavkha", pour constituer un engagement véritablement complet. Un cours court qui révèle la place centrale et l'accessibilité du Chabbat dans la vie spirituelle juive.
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