Balak, une déclaration d'amour cachée derrière les malédictions

Pourquoi la Paracha Balak, dépourvue de toute loi ou mitsva, occupe-t-elle une place à part dans la Torah, entièrement consacrée à un récit ? Ce cours s'appuie sur l'introduction du Ramhal dans Messilat Yécharim, qui rappelle que la vérité la plus essentielle n'est jamais nouvelle, mais simplement oubliée par l'usure du quotidien — et applique ce principe à l'amour de D.ieu pour Son peuple, trop souvent occulté. Ce cours retrace comment Balak, terrifié par Israël, engage Bilam pour maudire un peuple totalement inconscient du danger, vaquant paisiblement à ses occupations, pendant que D.ieu transforme secrètement chaque malédiction en bénédiction — un amour protecteur qui se manifeste sans que ses bénéficiaires n'en aient jamais conscience, à l'image du bouclier évoqué dans la Amida, « Maguen », qui protège même là où l'on ne perçoit jamais le danger évité. Ce cours explore ensuite un débat classique sur la nature du peuple juif — élu par essence dès l'origine, ou distingué seulement par le don de la Torah — avant de dévoiler l'interprétation bouleversante de Rachi sur « Lo hibit aven béYaakov » : D.ieu, par amour, refuse de scruter minutieusement les fautes d'Israël, ne s'éloignant jamais de Son peuple même dans la rébellion. Ce cours illustre cet amour inconditionnel à travers Yossef, dont les caravaniers transportaient exceptionnellement des parfums plutôt que des odeurs nauséabondes, et Yokhévéd, autorisée à allaiter et même rémunérée pour élever son propre fils — deux « baisers divins » discrets, révélant qu'à chaque instant de l'existence se cache une preuve d'amour que Balak, malgré lui, n'a fait que confirmer.
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