Dathan et Aviram, pas Kora'h : le vrai problème de la révolte

Pourquoi Moché, envoyé par D.ieu vers la « résidence de Kora'h, Dathan et Aviram », ne se rend-il en réalité que devant Dathan et Aviram, comme si Kora'h avait disparu du récit ? Ce cours dévoile une réponse saisissante : le véritable problème de cette rébellion n'est pas Kora'h — dont la soif d'honneur, bien que fautive, reste une faiblesse humaine compréhensible et guérissable — mais Dathan et Aviram, deux hommes n'appartenant même pas à la tribu de Lévi, mêlés à une querelle qui ne les concernait absolument pas. Ce cours explore pourquoi Moché, qui ne s'énerve jamais contre Kora'h, se met véritablement en colère contre eux seuls, révélant que leur véritable faute était l'ingratitude — cette midah que D.ieu déteste par-dessus tout, confirmée par le Téhilim 106 qui, en relatant cet épisode, ne mentionne même pas le nom de Kora'h, seulement celui de Dathan et Aviram engloutis par la terre. Ce cours dévoile pourquoi Moché refuse de partir délivrer le peuple juif sans d'abord demander la permission à son beau-père : puisqu'il devait devenir le vecteur même de la reconnaissance envers D.ieu à travers les miracles de la sortie d'Égypte, cette midah devait être parfaitement intacte en lui avant de pouvoir la transmettre — tout comme il refuse de frapper lui-même le Nil ou la terre d'Égypte, par gratitude envers ce qui l'avait sauvé enfant. Ce cours conclut sur des exemples touchants de cette gratitude poussée jusqu'à l'extrême — ramasser un aliment tombé par terre, ou nourrir les chiens des viandes non cachères en souvenir de leur silence lors de la sortie d'Égypte — révélant que cette midah, incarnée dans le premier mot prononcé chaque matin, « Modé Ani », constitue l'essence même de l'identité juive.
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