D'où puises-tu vraiment ta force spirituelle ? Hochana Rabba

Ce cours part d'une différence subtile relevée dans la Guemara de Soucca : une soucca dont le toit dépasse 20 amot (10 mètres) est déclarée "pessoula", totalement inapte, sans possibilité d'arrangement, tandis qu'un mavoï (une impasse résidentielle) dont la poutre dépasse cette même hauteur reçoit simplement l'instruction de la "yema'et", la diminuer. La Guemara explique cette distinction par la nature respective de ces deux lois : la soucca relève d'un interdit de la Torah elle-même (déorayta), tandis que le mavoï relève d'un décret rabbinique (dérabanan). Le cours, s'appuyant sur Rabbi Na'hman et la distinction du Zohar entre "razin" (le secret, la halakha) et "razin dérazin" (le secret du secret, l'enseignement caché), développe une lecture symbolique profonde : la soucca représente le lien "ben adam lamakom" (entre l'homme et Hachem), tandis que le mavoï représente le lien "ben adam lé'havéro" (entre l'homme et son prochain), une distinction qui éclaire un principe fondamental illustré par l'histoire de David HaMélekh face à Natan HaNavi : on peut être "tsodek" (avoir gain de cause selon un jugement terrestre) sans être "naki" (véritablement propre aux yeux du Ciel), une faute envers Dieu ne connaissant aucun arrangement possible contrairement à une dette matérielle réparable. Le cours conclut sur le concept de "yonek" (puiser), montrant que chaque être puise continuellement sa force vitale d'une source spirituelle, positive ou négative, qu'il s'agisse de la nourriture consommée, du lait maternel transmettant les midot d'une mère (illustré par l'histoire d'Onkelos), du lieu où l'on vit, du rav qu'on suit, ou de la Torah elle-même, qui peut être "sama de'hayei" (potion de vie) ou "sama demota" (potion de mort) selon l'intention avec laquelle on l'étudie.
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