Souccot : La soucca ou être propre devant D.

Ce cours part d'une différence subtile relevée dans la Guemara : une soucca dont le toit dépasse vingt amot (dix mètres) est déclarée « pessoula », inapte sans possibilité d'arrangement, alors que, dans le cas d'un mavoï, cette impasse commune où les habitants font un erouv pour pouvoir porter le Chabbat, une poutre trop haute doit simplement être abaissée (« yema'et »). Le cours explique cette distinction par la nature de chaque loi : le mavoï relève de la relation « ben adam la'havéro », entre l'homme et son prochain, où un arrangement reste toujours possible, tandis que la soucca, dont la guématria évoque le nom divin (91) et qui nous fait entrer sous les ailes d'Hachem, relève de la relation « ben adam lamakom », où la moindre imperfection n'admet aucun arrangement. Le cours éclaire cette idée par le verset « tsadik véनaki al taharog » et l'image de Maurice, plaideur habile qui gagne son procès devant le beth din alors qu'il sait pertinemment devoir l'argent : il est « tsodek », innocent aux yeux des hommes, mais pas « naki », propre devant Dieu. C'est ce qui explique la réaction de David HaMélekh face à la parabole du prophète Natan : il ne juge pas selon le droit humain, qui prévoit remboursement et amende, mais selon le jugement du Ciel, bien plus exigeant. Le cours conclut que la soucca vient sceller les résolutions de Roch Hachana et de Kippour : pour s'habiller de la présence divine, il faut lui ressembler, en étant non seulement irréprochable aux yeux des hommes, mais véritablement propre devant Hachem.
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