Bessamim à la Havdala après Kippour : quand faut-il vraiment la faire ?
Ce cours de halakha pratique explique pourquoi, contrairement à la Havdala habituelle de sortie de Chabbat, on ne récite pas la bénédiction sur les bessamim à l'issue de Kippour, une différence liée à la nechama yétéra, cette âme supplémentaire propre au Chabbat dont le départ engendre une véritable nostalgie apaisée par les herbes odoriférantes, une âme que Kippour, jour de jeûne éprouvant, ne posséderait pas selon le Choul'han Aroukh. Le cours aborde le cas particulier, source de débat entre décisionnaires, où Kippour tombe un Chabbat : certains estiment qu'il faut alors bel et bien réciter la bénédiction des bessamim en raison de la nechama yétéra du Chabbat, tandis que d'autres, comme certains grands poskim s'opposant au Michna Beroura, considèrent que cela constituerait une interruption illégitime au sein même du rituel de la Havdala, entre la bénédiction du vin et sa consommation.
Le cours propose alors une solution consensuelle et pratique : terminer d'abord entièrement la Havdala et boire le vin, puis réciter séparément la bénédiction sur les herbes odoriférantes juste après.
Le cours conclut sur une autre subtilité pratique de cette même situation : comment s'acquitter du Kiddouch de Chabbat, normalement récité sur une coupe de vin, un jour où la consommation d'alcool est totalement proscrite par le jeûne de Kippour, la solution résidant dans l'intention explicite de s'en acquitter par la simple parole, au moment de prononcer "mekadech HaChabbat véYom HaKippourim" dans la Amida du soir.
