Monter et redescendre : le vrai sens de la danse à Simhat Torah
Ce cours interroge une coutume universelle de Simhat Torah : faire monter à la Torah absolument tout le monde, y compris ceux qui n'étudient jamais et ne fréquentent la synagogue qu'à cette occasion, alors qu'on aurait pu s'attendre, pour célébrer la fin de la lecture annuelle, à honorer plutôt les plus grands talmidei 'hakhamim.
Le cours révèle un parallèle frappant : les dernières lettres du Sefer Torah, contrairement au reste du rouleau écrit avec un soin méticuleux par le sofer, sont souvent tracées maladroitement par des personnes ordinaires, parfois âgées ou peu habituées à écrire, produisant un résultat visuellement imparfait. S'appuyant sur le Rav Chimon Zilberberg, le cours explique que cette imperfection apparente est en réalité la plus belle page du Sefer Torah, car elle illustre que chaque Juif, quel que soit son niveau, possède une part réelle dans la Torah, celui qui étudie dix heures par jour comme celui qui n'étudie qu'une heure par semaine.
Le cours relie cette idée au mouvement même de la danse pendant les hakafot, ce perpétuel monter-descendre qui symbolise l'aspiration de chaque Juif, même le plus éloigné, à s'élever vers Hachem, malgré les retombées inévitables. Le cours conclut en reliant ce message à celui de Kol Nidré à Kippour, qui accueille déjà les "mécréants" dans la prière collective, faisant de Simhat Torah l'aboutissement d'un même fil rouge : l'union et le rassemblement de tout le peuple juif, sans exception, autour de la Torah.
