Ne'ila : pas une clôture, mais un cachet vers Hachem

Ce cours s'ouvre sur une halakha précise du Michna Beroura concernant l'habillement matinal : chausser d'abord le pied droit, puis lacer d'abord le pied gauche, une pratique dont le sens révèle un principe fondamental de la Torah, la préséance systématique de la droite sur la gauche dans les korbanot, tempérée pourtant par la particularité des tefillin, dont le lien se noue précisément sur le bras gauche. Le cours dévoile alors le symbolisme profond de la chaussure elle-même, faite de cuir animal nourri d'herbe elle-même née de la pluie, faisant du geste de chausser un pied un symbole d'orgueil, celui d'un homme qui piétine littéralement sous sa botte toute la création, un principe illustré par la loi de la 'halitsa, où retirer la chaussure sanctionne symboliquement le refus d'un homme de perpétuer la lignée de son frère. Le cachet des tefillin, à l'inverse, noué contre le cœur, symbolise l'exact opposé : la soumission volontaire du cœur à Hachem plutôt que la domination du monde. Le cours établit alors un parallèle saisissant avec la Neïla, dernière et plus intense prière de Kippour : loin d'être une simple "clôture" comme son nom pourrait le suggérer, la Neïla représente le véritable "cachet" inverse de celui de la chaussure, le moment où l'homme abandonne enfin son orgueil, "kel nora alila", pour reconnaître qu'Hachem oriente toute sa vie, même à travers des événements en apparence incompréhensibles, à l'image du livre d'Esther.
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