Modé Ani : le premier mot du matin qui protège tes sens

Pourquoi la halakha demande-t-elle de ramasser un morceau de pain propre trouvé au milieu du trottoir, ou de le pousser sur le côté s'il est sale, sans jamais marcher dessus ? Ce cours explique que cette loi apparemment mineure vise en réalité une dimension psychologique profonde : Hachem a créé l'homme avec des sens qui sont essentiels à une vie véritablement équilibrée, et le fait de mépriser un aliment, quel qu'il soit, en marchant dessus ou en jouant avec, abîme précisément le sens le plus fondamental de l'avodat Hachem, la hakarat hatov, la gratitude, ce sentiment primordial qui ouvre chaque journée juive avec le "Modé Ani". Le cours insiste sur un point essentiel : cette loi ne concerne évidemment pas le pain lui-même, incapable de ressentir quoi que ce soit, mais bien celui qui la respecte, se protégeant ainsi lui-même de l'insensibilité, cette perte progressive de sens qui, à terme, empêcherait toute véritable capacité d'aider son prochain ou de faire la tsedaka. Un cours court mais dense, qui révèle comment une simple attention portée à un bout de pain sur le trottoir protège, en réalité, l'une des qualités les plus fondamentales de l'âme humaine.
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