La véritable faiblesse n'est jamais militaire
Ce cours interroge une bénédiction surprenante de la Amida, "vélamalchinim al téhi tikva" (ne donne pas d'espoir à nos ennemis), qui étonne à première vue puisqu'elle ne demande pas à Hachem la force la plus grande, la meilleure armée ou les meilleures armes, mais simplement de priver l'ennemi de son espoir.
Le cours révèle la profondeur de cette formule : la victoire ne dépend jamais réellement de la puissance objective, sur le papier, mais de la émouna, la foi véritable, celui qui croit le plus fortement en sa cause étant, selon ce principe, presque assuré de l'emporter, quelle que soit la force matérielle en présence. Cette idée est transposée à la situation actuelle du peuple d'Israël, où le véritable enjeu n'est pas la force de l'ennemi mais la solidité de la propre foi d'Israël en son droit sur la Terre promise, et généralisée à tous les domaines de la vie personnelle : la question essentielle n'est jamais de savoir si l'on est le plus fort ou le plus intelligent, mais si l'on croit véritablement en son propre chemin, la émouna étant présentée ici comme la force créatrice qui donne réellement vie et réalité aux choses en lesquelles on croit.
