Ki Tavo - La tsedaka qui annule le mauvais décret
Dans toute la Torah, le mot "ashkifa" (regarder) annonce systématiquement un mauvais présage, comme lorsque les anges regardent vers Sodome avant sa destruction. Sauf à un seul endroit : Parachat Ki Tavo, où le Juif qui apporte les bikourim demande à Hachem de "regarder" du haut de Sa demeure sainte. Rachi révèle pourquoi : la force du don aux pauvres est telle qu'elle peut inverser l'attribut de rigueur divine en attribut de miséricorde, un thème central à l'approche de Rosh Hashana, aux côtés de la techouva et de la tefila.
Mais toute tsedaka a-t-elle ce pouvoir ? Ce cours répond par la négative, à travers deux récits marquants de la Guemara : celui de Rav Hana Bakhanilaï, dont chaque geste de générosité (la main toujours dans la poche, les quatre portes ouvertes, les sacs de récolte laissés dehors la nuit) visait à épargner toute honte au pauvre ; et celui de Rabbi Abahou et son épouse, dont la comparaison de leurs tsedakot respectives révèle une hiérarchie insoupçonnée dans la valeur d'un don. Le cours établit ainsi la distinction essentielle entre une tsedaka donnée par réflexe et une tsedaka pensée, pesée et chérie, seule capable de véritablement peser dans le jugement de Rosh Hashana.
