Pourquoi est-il si difficile de se concentrer dans la prière ?

Nous commençons la Amida avec l'intention de prier et, quelques secondes plus tard, notre esprit est déjà ailleurs. Une facture, un rendez-vous, une conversation : tout semble devenir urgent précisément au moment où nous nous tenons devant Hachem. Cette difficulté ne prouve pas que nous sommes incapables de prier. Elle révèle pourquoi la prière est appelée avoda shebalev, un travail du cœur. La concentration n'est pas toujours spontanée ; elle s'éduque. La halakha accorde notamment une importance particulière à la première bénédiction de la Amida, comme pour nous apprendre à construire progressivement notre présence. Il ne s'agit pas d'attendre une concentration parfaite avant de prier. Il faut entraîner son esprit, revenir lorsqu'il s'échappe et transformer peu à peu quelques instants de présence réelle en une véritable rencontre.
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