Si quelqu'un me fait du mal, Hachem l'a-t-Il voulu ?
Lorsqu'une personne me fait du mal, deux vérités semblent s'opposer. D'un côté, je crois que rien ne m'arrive en dehors de la volonté d'Hachem. De l'autre, celui qui m'a blessé a choisi son acte et doit en répondre.
La Torah maintient ces deux dimensions. La providence qui concerne ma vie n'innocente pas l'agresseur. Il reste responsable de sa décision, de son intention et du mal qu'il a voulu accomplir. Mais moi, dans mon propre rapport à l'événement, je peux chercher à comprendre que ma vie n'est pas livrée à une puissance indépendante d'Hachem.
Cette distinction est difficile, mais elle libère d'une confusion fréquente. Croire en la providence ne signifie jamais appeler le mal « bien » ni renoncer à la justice. Cela signifie refuser de donner à l'autre le statut de maître absolu de mon existence.
