Ces jours "hors du temps" entre Kippour et Souccot

Ce cours explore un Midrash intrigant, présent aussi bien dans le Midrach Rabba que dans le Tan'houma, qui désigne Souccot comme le "premier jour", alors qu'il tombe en réalité le quinzième jour de Tichri, révélant l'existence de jours situés comme hors du temps, entre Yom Kippour et Souccot. Le cours confronte deux lectures de ce mystère : celle du Ari Zal, pour qui il ne s'agirait que d'une clémence pratique, ces jours étant tellement occupés par les préparatifs de la fête (construire la soucca, choisir les Arbaat Haminim, préparer des cadeaux pour la famille) que les fautes, même commises, y seraient de fait rares et peut-être pardonnées ; et celle, bien plus profonde, de Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev, le grand avocat du peuple d'Israël, rapportée dans le Méor Hachémech. Selon cette seconde lecture, ce Midrash décrit en réalité un débat céleste entre Yom Kippour et Souccot : la téchouva accomplie à Kippour était-elle motivée par la crainte, auquel cas les fautes intentionnelles ne deviennent que des fautes commises par erreur, ou par un véritable amour, auquel cas les fautes se transforment carrément en mérites ? Le cours détaille avec finesse ce second mécanisme, expliquant comment une faute passée peut devenir un véritable tremplin vers un bien plus grand encore. Le cours conclut sur la scène observée par les anges durant Souccot, un peuple entier courant joyeusement pendant quatre jours pour trouver le plus bel etrog, non par crainte mais par désir sincère d'honorer Hachem, preuve manifeste que la téchouva de Kippour était bien un retour par amour, transformant rétroactivement toutes les fautes de l'année précédente en mitsvot, une raison suffisante, conclut le cours, pour vivre Souccot dans une joie véritablement profonde.
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