Souccot : l'épreuve des 70 nations (2)

Ce cours poursuit l'analyse de la fameuse Aggada de Avoda Zara, où les nations, Romains en tête, reçoivent la mitsva de soucca comme "salaire" facile, avant d'en être chassées par une chaleur insupportable, provoquant leur colère. Le cours dévoile la clé de cette histoire dans l'expression "chè'en bah hissaron kis", traduite littéralement comme "sans manque de poche", révélant que la soukka est précisément une mitsva où il y a réception : contrairement au korban Ola, entièrement consumé sur l'autel et dont profitent le Romain ne peut offrir un korban chlamim, partiellement consommé par le donateur lui-même, la soucca enseigne que l'on peut manger, dormir et vivre heureux tout en servant Hachem, une juxtaposition impensable pour la mentalité romaine, pour qui la spiritualité exige au contraire une séparation radicale du monde matériel, à l'image de l'ermite dans sa caverne. Le cours révèle enfin le sens profond du "coup de pied" donné par le Romain : contrairement au Juif qui sort désolé de sa soucca devenue impraticable, le Romain, lui, s'énerve, révélant que même son geste de "donner" à Dieu cachait en réalité un désir de "prendre", un salaire attendu en retour, tandis que le Juif a appris, à travers la Torah, à recevoir pour donner. Le cours conclut que Souccot constitue ainsi la transition indispensable entre Kippour, où l'on apprend à servir Hachem dans la prière, et le reste de l'année, où chaque acte du quotidien, manger, dormir, travailler, peut devenir, avec la bonne intention, une véritable mitsva au service de Sa gloire.
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