Un Juif n'est jamais vraiment perdu
Ce cours raconte l'histoire de Rabbi Donsky et d'un rav l'accompagnant en train, si absorbés par une discussion de Torah qu'ils manquent leur arrêt et se retrouvent égarés dans une ville perdue au fin fond de la Russie, sans connaître âme qui vive. Alors que l'accompagnateur panique, ils croisent providentiellement un Juif, seul de sa communauté dans toute la ville, qui priait précisément depuis huit jours pour qu'un mohel se présente afin de pouvoir circoncire son fils, une rencontre inespérée que le rav ne manque pas de saisir. Le cours révèle le lien saisissant que cette histoire permet enfin de comprendre : le verset décrivant Hagar comme "vatéta" (elle s'égara), que Rachi interprète comme un retour à l'idolâtrie de son père, une lecture longtemps restée obscure pour le rav jusqu'à ce qu'il vive lui-même cette expérience.
Le cours conclut sur un enseignement puissant : croire que l'on est perdu, c'est en réalité nier que Hachem dirige personnellement chaque pas de l'homme, une croyance équivalente, à son échelle, à un acte d'idolâtrie ; un Juif conscient de la Providence divine ne se retrouve jamais véritablement égaré, chaque détour apparent portant en lui, comme dans cette histoire, un dessein providentiel encore invisible.
