La lettre Samekh : le cercle qui fait le paradis ou l'enfer
Le cours s'ouvre sur la réponse à l'énigme laissée en suspens : quel lien peut-il y avoir entre la femme et le Satan, que le Midrash associe à l'apparition de la lettre Samekh dans les mots « Vayisgor bassar ta'hténa » ? Loin de toute lecture péjorative, cet enseignement révèle que la création de la femme introduit dans l'humanité la dualité, et avec elle une dimension nouvelle de la vie.
Le cours dévoile ensuite le sens profond de cette lettre. Le Samekh est un cercle, un Iggoul, et il symbolise le cadre dans lequel l'homme évolue. Ce cadre, c'est le foyer, et c'est à la dimension féminine qu'a été confiée la sagesse de le bâtir. Une maison sereine et joyeuse permet à chacun, l'homme, la femme comme les enfants, de déployer ses plus belles qualités et sa véritable grandeur. Une maison d'angoisse, de cris et de tristesse, à l'inverse, pousse le mari à fuir et les enfants à se perdre dans la rue.
Le cours explore alors un éclairage magnifique du Yaavets, Rabbi Yaakov Emden, sur le Livre de la Vie inscrit à Roch Hachana. Ce livre n'est autre que le Néfech de l'homme, qu'il écrit lui-même par ses actes, ses paroles et ses pensées, et qui devient le cadre de son année. Le foyer est, en quelque sorte, un second Néfech dans lequel l'homme vit et grandit.
Le cours conduit enfin à son enseignement central : en créant la femme, Hachem a créé la possibilité d'un cadre qui peut devenir un paradis ou un enfer. Apprendre à bâtir un foyer propice à l'épanouissement de l'humain, telle est la clé pour permettre à chacun de se dépasser et de révéler toute sa puissance intérieure.
