Pourquoi des Rechaïm vivent et des Tsadikim meurent chaque année
Ce cours interroge le sens réel des trois livres ouverts à Roch Hachana, Sefer HaHayim, Sefer HaBeinonim et Sefer HaMétim, en rejetant d'emblée une image trop littérale d'un Dieu tenant des registres célestes pour des milliards d'êtres vivants.
Le cours pointe une difficulté classique face à l'affirmation du Rambam selon laquelle le jour de Kippour, la majorité des mitsvot inscrit dans le livre de la vie et la majorité des avérot dans celui de la mort : une lecture littérale semble contredite par l'observation quotidienne, où de nombreux rechaïm continuent visiblement de vivre tandis que des tsadikim meurent.
Le cours propose alors, à partir du Rav Dessler citant Rabbi Yaakov Emden, une interprétation profonde : le "livre de la vie" désigne en réalité le néfech lui-même, l'âme, dans laquelle s'inscrivent véritablement, de manière indélébile, chacun de nos actes, paroles et pensées. Prier pour être "inscrit dans le livre de la vie" reviendrait ainsi à demander un néfech chaïm, une âme véritablement vivante, disposée naturellement à accomplir la Torah et les mitsvot sans les blocages qui paralysent tant de personnes malgré leur bonne volonté apparente. Le cours conclut que le "rov" mentionné par le Rambam désigne moins un décompte mécanique des mérites que l'orientation générale de cette énergie vitale intérieure, dont on implore le renouvellement à Roch Hachana pour pouvoir véritablement avancer vers Hachem.
