Après la faute d'Adam : discerner le bien du mal dans un monde mélangé
Avant la faute, le mal était extérieur à l'homme, incarné par le serpent qui l'attaquait de l'extérieur — Adam et 'Hava, eux, distinguaient clairement le bien du mal. Ce cours explore comment, selon Rav Dessler, la tentation du serpent visait précisément à pénétrer l'intérieur même de l'être humain, brouillant à jamais cette frontière nette. Rav Chmoulévitch résume cette nouvelle réalité par une formule saisissante : « hatov véhara michtamchim baaravouvia », le bien et le mal s'entremêlent désormais, exigeant de chacun un examen constant de ses véritables intentions — une action apparemment bonne peut cacher un motif égoïste, tandis qu'un comportement en apparence négatif peut receler une intention qui mérite d'être comprise, voire encouragée. S'appuyant enfin sur Rav 'Haïm de Volozhin, ce cours montre comment l'homme, autrefois capable d'un choix binaire et clair, doit désormais naviguer dans un monde où le mal peut s'insinuer subtilement au cœur même du bien — faisant de la Torah et de l'étude des sages des guides indispensables pour purifier ses motivations et apprendre à s'observer avec lucidité.
