Le caché, le révélé et la responsabilité collective
« Les choses cachées appartiennent à l'Éternel notre D.ieu, mais les choses révélées sont à nous et à nos enfants » — ce verset de Nitsavim trace une frontière essentielle entre ce qui relève du jugement divin et ce qui incombe à la responsabilité humaine. Rachi précise : D.ieu ne tient pas le peuple collectivement responsable des fautes cachées, connues de lui seul. Mais dès qu'une faute devient publique, révélée, elle engage toute la communauté — qui a le devoir d'agir pour extirper le mal en son sein. Ce cours explore le fondement de cette responsabilité collective : l'engagement de garantie mutuelle (arvout) pris par tout le peuple d'Israël, qui fait que l'inaction face au mal manifeste devient elle-même une faute partagée. Une distinction qui éclaire, à l'approche de Roch Hachana, la portée réelle de nos actes — et de nos silences — au sein de la communauté.
