Ouvakharta Bahayim » : choisir la vie, sans se contenter d'être « Beinoni
« Choisis la vie » — cette injonction de la Torah pose d'emblée la question du libre arbitre. Rachi l'illustre par l'image d'un père guidant son fils vers le meilleur héritage sans jamais lui retirer sa liberté de choix. Mais le Sforno pousse l'exigence plus loin : en présentant des extrêmes aussi radicaux que la bénédiction et la malédiction, D.ieu signifie qu'un Juif n'a tout simplement pas le droit de se contenter d'une position « beinoni », moyenne — il doit activement choisir la vie, c'est-à-dire la Torah et les mitsvot, sans demi-mesure. Ce cours confronte cette exigence à une question délicate soulevée par le Choulhan Aroukh, qui semble pourtant présenter les Dix Jours de Techouva comme une période destinée précisément aux « beinoni » pour progresser. Le Ritba apporte la clarification essentielle : la miséricorde divine, aussi grande soit-elle durant ces jours, ne dispense jamais l'homme de son propre effort. Une leçon vibrante, à l'approche de Roch Hachana et Yom Kippour, pour se dépasser sans relâche plutôt que de se satisfaire du minimum.
