Simhat Torah : le sommet des 51 jours depuis Eloul
Ce cours explore le lien profond entre Roch Hachana, Kippour et Simhat Torah, culmination d'un parcours de 51 jours (correspondant à la valeur numérique de "Hochana", sauve-nous). S'appuyant sur une Guemara de Meguila expliquant pourquoi Ezra HaSofer a institué la lecture de Nitsavim avant Roch Hachana, le cours confronte une difficulté : les malédictions terribles de Vayélekh, notamment le hester panim (le voilement de la face divine), continuent souvent d'être lues après le Nouvel An. Le cours développe l'idée que ce voilement caractérise en réalité le monde ordinaire dans lequel nous vivons, où la présence divine reste cachée derrière l'esthétique et l'intellectuel, et que seule l'étude véritable de la Torah, comprise comme une "chira" (un chant, une relation d'un niveau supérieur au simple accomplissement des mitsvot), permet de contrer cette occultation.
Le cours s'appuie sur le Tsidkat HaTsadik pour montrer que celui qui n'étudie pas la Torah laisse son esprit envahi par des pensées extérieures issues du "koa'h hamédamé", tandis que celui qui l'étudie se forge un véritable "logiciel de lecture" du monde, illustré par l'exemple de Pinhas, capable de voir une halakha là où d'autres n'auraient vu qu'un fait divers.
Le cours conclut sur un enseignement fascinant des Tossafot expliquant pourquoi il faut refaire une bracha en revenant dans la soukka après une interruption, mais pas en reprenant l'étude de la Torah après une pause : c'est que la Torah, elle, ne nous quitte jamais, chaque parcelle du monde étant imprégnée de sa volonté, un principe qui met en garde contre le risque de devenir des "Juifs synthétiques", accomplissant des mitsvot sans jamais véritablement construire, par l'étude, un lien vivant avec Hachem.
