La soucca : un ustensile hermétique
Ce cours révèle la nature véritable de la soucca comme un "ustensile hermétique" destiné à recevoir toute la vie quotidienne, manger, boire, dormir, voire les relations conjugales, et à l'imbiber de émouna grâce à son toit léger, ouvert sur l'infini du ciel. Le cours s'appuie sur un enseignement de Masekhet Menahot pour montrer qu'un non-Juif ne peut offrir qu'un korban ola, entièrement consumé sur l'autel, jamais un korban chlamim, partiellement mangé par les hommes : cette impossibilité révèle une véritable "brisure" chez les nations qui ont refusé la Torah au Sinaï, une fracture entre le matériel et le spirituel qui n'existe pas dans le judaïsme, où chaque dimension de l'être, corps, parole, âme, participe pleinement à la mitsva.
Le cours développe le sens profond du vidouï, prononcé à Roch Hachana et Kippour : reconnaître ("modé"), c'est admettre qu'une partie de soi appartient réellement à Hachem, restituer symboliquement à Sa sphère d'influence ce que l'on avait cru s'approprier en créant une frontière illégitime, un acte que le Rambam place au cœur même de la téchouva.
Le cours conclut que la soukka constitue la suite logique et positive de ce mouvement : après le regret et la réparation vient la reconstruction, un mode de vie protégé par des murs, à l'abri desquels on peut vivre pleinement dans le monde matériel, gagner de l'argent, manger, travailler, tout en gardant la capacité de lever les yeux vers Hachem, de relativiser l'échec comme la réussite, et d'échapper ainsi à la folie du pulsionnel et du matérialisme.
