'Hokhma, Bina, Da'at : deux visions kabbalistiques de l'intelligence humaine - Tefila035
Ce cours conclut l'étude de la première bénédiction de la Amida, en explorant la demande « 'Honénou Méïtékha De'a » (« Accorde-nous gracieusement de Toi la connaissance »), interprétée comme une demande de recevoir une part de l'essence divine, une véritable transmission d'intimité. Il illustre également la figure du roi David, symbole de l'Enosh qui lutte intérieurement, cherchant cette intelligence divine.
Le cours présente ensuite deux visions kabbalistiques distinctes concernant l'ordre des Séfirot 'Hokhma, Bina et Da'at : la vision ashkénaze, qui envisage une progression de bas en haut (Da'at, Bina, 'Hokhma/Haskala), et la vision séfarade/hassidique, qui décrit au contraire une descente de haut en bas ('Hokhma, Bina, Da'at).
Il est expliqué que si l'homme est structurellement construit de haut en bas ('Hokhma, Bina, Da'at), il appréhende concrètement le monde dans l'ordre inverse : d'abord par l'expérience immédiate et tactile (Da'at), puis par la compréhension (Bina), et enfin par la sagesse profonde ('Hokhma). L'adage « Ein Hakham KéBaal HaNissayon » (« Nul n'est plus sage que celui qui a vécu l'épreuve ») illustre comment l'expérience personnelle (Nissayon) façonne le Da'at comme conscience immédiate des choses.
Le cours se conclut en rappelant que la demande du Da'at constitue la porte d'entrée vers l'ensemble des demandes suivantes de la Amida.
Sont développés :
Le sens de « 'Honénou Méïtékha De'a » comme don de l'essence divine.
Le roi David comme figure de l'Enosh en lutte intérieure.
Les deux visions kabbalistiques ashkénaze et séfarade/hassidique de l'ordre des Séfirot.
La distinction entre structure de l'homme et mode d'appréhension du monde.
L'adage Ein Hakham KéBaal HaNissayon et le rôle de l'expérience.
Un enseignement kabbalistique de synthèse sur le Da'at, entre traditions ashkénaze et séfarade, expérience vécue et sagesse divine.
