Béchala'h - Mara : l'eau était-elle vraiment amère ?
Comment expliquer que David HaMélekh reproche aux Bné Israël de s'être rebellés non seulement avant, mais pendant même l'ouverture de la mer Rouge — au cœur d'un des plus grands miracles de l'histoire ? Ce cours dévoile un Midrach saisissant : tous n'ont pas vécu cette traversée de la même façon. Ceux qui regardaient les événements avec un cœur positif ont marché sur une terre parfaitement sèche ; ceux qui, malgré le miracle, continuaient à se plaindre, se sont retrouvés à patauger dans la boue — allant jusqu'à regretter, absurdement, de ne pas avoir emporté cette boue pour fabriquer des briques en Égypte. Ce cours explore l'enseignement du Rabbi de Kotzk sur l'épisode de Mara : et si l'eau n'était pas amère en elle-même, mais que c'est le regard des Bné Israël qui l'avait rendue ainsi ? Une même attitude négative se retrouve, selon ce cours, dans les plaintes autour de la manne, où certains, nourris et rassasiés par un miracle quotidien, ne trouvaient à y redire que l'absence du goût précis qu'ils réclamaient. Une leçon simple mais essentielle : face à l'épreuve, la Torah invite à chercher le rayon de soleil derrière le nuage plutôt qu'à se focaliser sur ce qui manque — car c'est cette disposition intérieure, plus que les circonstances elles-mêmes, qui détermine si l'on marche sur une terre sèche ou dans la boue.
