Erev Roch Hachana : pourquoi le Choffar se tait soudainement
Ce cours de halakha pratique poursuit l'étude des lois d'Erev Roch Hachana. Il précise d'abord une exception à la coutume du jeûne veille de Roch Hachana : celui qui a l'habitude de jeûner mais se trouve invité à une séouda mitsva, brit mila ou pidyon haben, peut, voire doit selon certains décisionnaires, participer au repas sans avoir besoin de hatarat nédarim ni de rattraper le jeûne ultérieurement. Le cours détaille ensuite précisément les subtilités liturgiques de cette journée particulière : contrairement aux veilles des autres Yamim Tovim où l'on cesse le Ta'hanoun seulement à Min'ha, la veille de Roch Hachana on l'arrête déjà dès Cha'harit, sans dire non plus le mizmor "Ya'ankha Hachem beyom tsara", à l'exception notable des Séli'hot du matin, où le Ta'hanoun continue d'être récité tant que la Téfila proprement dite n'a pas commencé, une nuance illustrée par l'exemple concret de cette année précise. Le cours explique enfin pourquoi, contrairement aux jours précédents d'Eloul, on cesse de sonner le choffar la veille même de Roch Hachana, une coutume justifiée par le Midrash à travers l'image du satan, "vieil imbécile" incapable de comprendre le sens réel de cette interruption rituelle, ainsi que par la nécessité de distinguer clairement les tekiot de simple coutume de celles, obligatoires, du jour de Roch Hachana lui-même.
