Étudier seul ou en 'havrouta : pourquoi la Torah change de saveur
Ce cours, tiré du "Halakha Beroura", précise que l'étude de la Torah accomplit certes la mitsva même faite en solitaire, mais qu'elle reste préférable étudiée berov am, en public, non seulement pour la gloire divine que représente une salle remplie d'étudiants, mais aussi pour une raison bien plus profonde : la compréhension elle-même diffère radicalement selon qu'on étudie seul ou avec une 'havrouta. Le cours illustre ce principe par un récit talmudique bouleversant : après la mort de Réch Lakich, son partenaire d'étude de toute une vie, Rabbi Yo'hanan sombre dans une profonde dépression malgré les élèves envoyés pour le réconforter, expliquant que Réch Lakich lui posait systématiquement vingt-quatre questions sur chaque affirmation, le forçant à approfondir et clarifier sa pensée, tandis que ses nouveaux élèves ne faisaient que confirmer ses propos sans véritable échange critique. Le cours développe ensuite le concept d'étudier la Torah comme un véritable "essek", une affaire à négocier avec ferveur et enthousiasme plutôt qu'une écoute passive et silencieuse, précisant que la Chekhina accompagne davantage deux personnes étudiant ensemble qu'une seule, jusqu'à devancer littéralement un groupe de dix étudiants attendant leur arrivée pour se manifester pleinement.
