Le kaddich surprenant du Rav Zalman Meltzer à Yerouchalayim
Ce cours, issu du "Halakha Beroura", rappelle un principe fondamental souvent méconnu : même celui qui ne comprend absolument rien à un cours de Torah accomplit déjà une véritable mitsva par sa simple présence au beth midrach au moment où le public étudie, une idée illustrée par l'histoire de la mère de Rabbi Yehochoua ben Lévi, qui l'amenait nourrisson à la synagogue pour habituer son âme à entendre la Torah, ou par le parcours de Rabbi Akiva, qui commença son étude à 40 ans sans jamais avoir honte de poser des questions. Le cours précise que celui qui possède un minimum de capacités doit néanmoins étudier ce qu'il peut, Michnayot ou Houmach avec Rachi, selon son niveau, tandis que celui qui a la capacité de comprendre en profondeur a l'obligation de s'investir pleinement, une simple lecture sans compréhension véritable n'étant pas, selon plusieurs décisionnaires, considérée comme une étude accomplie à part entière ; passer son temps uniquement en Tehilim, Zohar ou Aggada, en négligeant l'étude approfondie possible, constitue même, pour certains, un véritable bitoul Torah. Le cours conclut sur la coutume séfarade de réciter un kaddich à la fin d'un cours étudié en minyan, illustrée par une anecdote savoureuse de Rav Zalman Meltzer, surpris à son arrivée à Yerouchalayim par cette pratique inconnue en Lituanie, et qui salue dans cette différence la force particulière de la Torah étudiée à Jérusalem.
